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Réduire la consommation énergétique pour enrichir le Québec

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Réduire la consommation énergétique pour enrichir le Québec-État actuel et avenir du secteur énergétique. Une conférence de Pierre-Olivier Pineau commanditée par le Conseil régional de l'environnement de Montréal, la Coalition Jeunesse Sierra et Les Rendez-vous de l'énergie.

1 commentaires

  • pacotnoir#

    pacotnoir 11 décembre 2010 11:08:05 EST

    Cancún, un verre à moitié plein ou à moitié vide?

    À Bali, il y a trois ans, la Conférence des parties (COP) adoptait une feuille de route qui devait se conclure par une entente négociée protégeant l'humanité contre elle-même. On connait la suite... un dérapage désolant à Copenhague causé par le refus obstiné, entre autres par le Canada et nos voisins du Sud, de revoir un mode de vie désastreux pour le climat. À Cancún, on vient de nous refaire le coup de Bali: négocier un compromis qui devrait nous mener à Durban en Afrique du Sud à une nouvelle convention permettant de prendre des mesures qui soient autre chose que des vœux pieux.

    Confiez à une assemblée formée d'intérêts aussi disparates que celle du COP le soin de déterminer la couleur d'une pièce. Certains proposeront le bleu, d'autres le rouge, etc., et le résultat final sera gris ou beige...

    Aussi, les engagements pris à Cancún demeurent bien en deçà de ce qu'il est requis pour que le climat ne s'emballe pas. Le déficit des mesures annoncées nous mènera à une température moyenne sur Terre augmentant d'environ 4,5 C, d’ici la fin de ce siècle, autant dire une catastrophe climatique entraînant la fin de notre civilisation. Rien de moins.

    Alors, il faut être passablement soumis aux impératifs économiques pour ne pas se rendre compte que les impératifs écologiques eux n'ont que faire des petites compromissions humaines même concoctées sous l'égide de l'ONU. Plus clairement, l'écart des engagements par rapport aux belles déclarations promettant de limiter les hausses à moins de 2 C reste supérieur de plusieurs milliards de tonnes de CO2 par année à la limite fixée par la science, de quoi faire rôtir nos petits-enfants lorsqu'ils auront atteint l’âge adulte... Car l'inertie du système climatique est telle que les actions ou plutôt les inactions d'aujourd'hui auront des conséquences pendant 40 ou 50 ans et qu'il sera même trop tard dans à peine 10 ans pour tenter d'infléchir réellement le cours des événements.

    En conséquence, je ne peux pas applaudir au résultat décevant de cette rencontre, mais plutôt déplorer le fait que le protocole de Kyoto étant perdu aux limbes, désormais il ne vaut même plus le papier sur lequel il fut signé par les différents pays s’y étant engagés. Seule mesure contraignante, il était pourtant de notoriété publique que son effet demeurait déjà largement insuffisant. En effet, il aurait fallu un protocole 10 fois plus exigeant... Le Canada et ses alliés ont, au bout du compte, à un an de la fin de la première période d'engagement, obtenu qu'il soit relégué aux oubliettes, se soustrayant ainsi à leurs obligations. Ainsi, à titre d'exemple, le Canada qui s'était engagé à diminuer de 6% sous le seuil de 1990 sa production de GES, l'a en fait accru depuis de 32%!

    Cette conférence n'était pas un début, mais un sempiternel recommencement où les discussions n'ont fait que tourner en rond.

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